samedi 13 décembre 2014

Beijing - Forbidden City ou La Cité Interdite

Enfin, la mise en forme de l'article sur la Cité Interdite est terminé !!
Asseyez-vous bien confortablement car vous allez devoir endurer 52 photos. Sorry.

De mon coté, impossible de couper ce sujet en plusieurs posts. Alors il a fallu un peu de temps pour tout trier. Et puis il faut en finir avec le voyage en Chine, car depuis le temps, cela doit commencer à vous saouler :)
l'activité professionnelle de ces derniers temps n'ayant pas laissé beaucoup de temps à l'activité de pseudo "reporter", désolé de cette interruption de plusieurs jours.

Alors voici l'avant dernier article sur cette escapade chinoise.

La cité interdite est restée pendant plusieurs siècles et décennies une véritable ville dans la ville, uniquement réservée aux nobles et hauts fonctionnaires. Certains empereurs n'en sont d'ailleurs jamais sortis, mis à part pour aller mener une attaque éclair dans le cadre de guerres.

Et afin de préserver cette population privilégiée, rien de plus normal que d'ériger une muraille pour se protéger. Un vrai château fort, duquel s'élève un innombrable ensemble de toits. Depuis l'ouverture de la cité interdite aux touristes chinois, le nombre de visiteurs a explosé.
Immersion...

L'entrée est hautement contrôlée car il faut présenter son passeport afin d'avoir son ticket d'entrée.
L'ensemble du bâtiment en tant que porte principale de la cité est vraiment impressionnant. Mais qu'est-ce qui nous attend à l'intérieur ?

L'armée est en état de surveillance ? à vous de juger.

Un petit coup de zoom sur une des trois portes du bâtiment principal laisse présager que nous ne serons effectivement pas les seuls aujourd'hui à visiter la cité interdite..

Une fois les portes passées, le spectacle est assez grandiose. Les constructions sont immenses et l'espace total si imposant.
La cité est constituée de palais successifs (au nombre de trois) avant de donner sur des jardins, alors que sur les cotés se trouvent les quartiers des concubines ainsi que les quartiers des résidents.

Le premier bâtiment est le palais ou l'empereur recevait les émissaires ou les fonctionnaires de l'école de Confucius pour passer leur examen oral.
Ces différents palais sont vraiment les attractions principales des touristes chinois.

On se retourne un petit coup et zoom sur la porte principale par laquelle nous sommes entrés.

Alors pour une mise en situation, un petit panorama avec le premier palais sur la gauche et la porte d'entrée principale sur la droite.

Une fois le premier palais, direction le deuxième juste en enfilade.

Normalement vous devriez reconnaître au dessus de Clara, tout au loin le plus haut pavillon de la colline du charbon.

Le voici en zoom.
De notre coté, nous avons adoré les différentes enfilades en enchevêtrements de toits,  quelques soient leurs formes et couleurs.

Le deuxième palais passé, nous découvrons une rivière matérialisé par des plaques de marbres gravées, juste en dessous des trois portes rouge sang. L'histoire dit que ces plaques ont été gravées en dehors de Pékin et que leur transport a duré plusieurs mois en les faisant rouler sur des troncs pour ne pas les casser.

Toits, toits et toits. On aime, alors en voila. Le premier, souvenez vous comporte 9 animaux alors on est chez l'empereur. Nuls doutes là dessus.

On trouve dans l'enceinte de la cité un nombre incroyable de chaudrons disposés devant les temples environ tous les 20 mètres. Vous savez pourquoi ? En fait ultra simple. L'ensemble des constructions étant en bois, nous avons à faire ici aux premiers camions de pompiers. Et oui, les chaudrons servaient de réservoir d'eau pour éteindre au plus vite les nombreux feux s'étant déclarés au fil des siècles.

Tom quant à lui est devenu un fana des tortues. Alors en veux-tu en voilà :)

Attention.. ! l'armée est toujours omni-présente.

Allez, on vous embarque sur le coté gauche de la cité pour visiter les dédales de ruelles qui alimentent les quartiers des concubines et des fonctionnaires. Je serait peu bavard pour laisser les images parler d'elles-mêmes.
Les couleurs sont surprenantes par leur éclats et pourraient nous faire penser sans problèmes à l'Amérique Latine. Ne manque que le soleil éclatant.

Chaque porte donnant sur une nouvelle demeure fait face à un mur en céramique. Il fait office de paravent pour préserver visuellement la tranquillité des habitants.

Les statues ou décorations posées devant les murs font office de chasse démon ou mauvais sort, car sortir de chez soi en faisant directement face à un mur n'est pas de bon présage. Alors pour éviter cela, les personnes importantes se faisaient déposer des statues devant chacune de leurs portes pour couper l'accès visuel sur les murs.

On continue la visite libre.

L'avantage de la cité est que les autorités ont largement conservé les mobiliers d'époque. Intéressant pour se projeter quelques siècles en arrière.

Toits toits toits. Rouge, jaune, rouge, jaune. On n'oublie pas que le rouge et le jaune sont les couleurs impériales.

Que des gargouilles et représentations mystiques. chimères et dragons...

Et les filles ne se lassent pas de tous ces éclats de couleurs et d'histoire.

La visite se termine pas les jardins à l'arrière de toutes les habitations et palais.

Subtiles mélanges de matériaux, végétation et couleurs. De véritables cartes postales.

La visite se termine après 3 bonnes heures à déambuler dans cette superbe cité.

Une fois la dernière porte franchie et que l'on se retourne pour jeter un oeil sur la ville dans la ville, nous sommes encore impressionnés par cette enceinte murale protégeant la ville.

Avant de terminer cet article, voici un florilège de couleurs prises à la volée lors de notre visite.

Et c'est Clara qui finira cette visite haute en émotion et histoire. Dernière touche impériale avec un rappel sur l'importance du chiffre 9 et les 9 animaux se trouvant sur l'angle des toits. Ici sur la porte en bois il y a 9 clous sur chaque ligne et il y a au total 9 lignes. 9 x 9 = 81. On finit par additionner les chiffres de 81 soit 8+1 = 9 !!
La boucle impériale est bouclée.

Je ris car je suis sur que vous avez tous compté les 9 clous par ligne et les 9 colonnes pour voir si je ne vous racontait pas des Cracks... jajajaja.

samedi 6 décembre 2014

Beijing - Le Palais d'été

Après les temples et la muraille, il ne nous manquait plus que les visites de palais, la cité interdite en étant le plus connu.
Nous commencerons par le palais d'été qui était le lieux de résidence des impératrices, pendant la saison d'été, comme son nom le laisse présager.

Le lieu est situé au bord d'un des lacs de Pékin et est composé de plusieurs types de constructions parsemées le long de la berge. En voici quelques clichés. 
La visite ayant été riche en différentes vues et découvertes, il ne sera malheureusement pas possible de tout partager sous peine d'avoir un article de 50 photos et qu'il me prenne 3 heures à construire au lieu des 1h30 à 2h habituelles par publication :)

L'entrée de l'enceinte du palais donne directement sur une vision carte postale avec un pont  de bois tout de laque rouge vêtu, se terminant par un petit îlot peuplé de saules pleurant à souhait sur les feuilles des fleurs de lotus.

Mais la promenade sur le pont nous laisse découvrir un nouveau style de constructions que nous n'avions pas vu dans les temples, posées sur une base plus solide faite de pierres.
Nul doute que dans les palais, où les impératrices et concubines dormaient, il fallait tout de même un confort à la hauteur de ces dames et demoiselles.

Au loin, une nouvelle série de bâtiments, fait son apparition, toujours sur un socle de pierre monté d'un structure hexagonale en bois à plusieurs étages.

Mais avant d'arriver au pied de cette structure hexagonale, nous avons commencé par visiter les quartiers de l'impératrice la plus célèbre : Cixi. ne confondez pas avec celle que nous connaissons bien et qui s'appelle aussi Sissi, mais avec une autre prononciation. (à l'instant, composant l'article, Tom me dit qu'en pinyin cela s'écrit Tseu-Hi avec une prononciation particulière : là, je suis encore largué et me contente de prononcer Cixi à la manière de "Sissi"). Pas bon de voir les neurones décroître encore et encore :)

Visite libre au sein des quartiers de ces dames.

Comme vous le voyez, tous les bâtiments sont liés les une aux autres par des galeries couvertes devant protéger du soleil mais aussi de la pluie.
Ici en Chine, le fait d'avoir un visage blanc accentue le coté noble. Effectivement, si vous êtes bronzé, cela signifie que vous êtes exposé au soleil et devez donc travailler dans les champs en tant que Paysan.
Et dire que chez nous en Europe c'est l'inverse. Un beau bronzage après 2 semaines au soleil, cela fait des envieux/ses :)

Les rénovations sont en cours dans tous les palais chinois, mais faute de moyens il n'est pas possible d'accélérer les réparations. On observe du coup beaucoup de structures ou la peinture s'efface, disparaît au fil du temps.

J'avoue que personnellement ce coté un peu "abîmé, authentique, rayé" me plaît énormément.

Certains bâtiments comportent en leur façade des statues de bronze donnant une significations aux pièces, bureaux ou chambres. Ici le dragon rappelait l'empereur alors que le phoenix l'impératrice.
Serait-on aux abords de la chambre à coucher officielle ?

Une chimère ... pour effrayer les mauvais esprits.

En tous cas les différents quartiers disposés sous forme de carrés avec une cour centrale au milieu (comme la description des Hutongs faite dans un article précédent) sont reliés entre eux par des portes rectangulaires, carrées, ou à l'aide de patios ou galeries protégés de tout leur long par une toiture en bois.

Et les couleurs et formes nous émerveillent encore et encore. Tous cela pour si peu de personnes.... Ah l'empire et ses grandeurs.

On en profite pour faire une pose et une pause.

Je vous laisse terminer la visite sans explications vous laissant imaginer les légendes qui vous conviennent.

Les jardins sont tous agrémentés de pierres de lac qui proviennent d'une province particulière dont j'ai oublié le nom.

Oh Ohhh encore et encore des pièces, quartiers, endroits qui resteront secret pour longtemps. Mais que peut-il bien se cacher derrière cette porte verte.
Mystère. Nous ne le saurons pas.

Une fois de plus, nous avons pu rencontrer des personnes et visages étranges, bizarres, en situation, en costumes ou uniformes.
Ici un artiste passant la journée dans un couloir du palais, s'adonnant certainement aux plaisirs des oreilles ou du moins à le procurer à l'aide de ses instruments, et à remplir des pages et des pages de poèmes déposés sur le papier sous forme de calligraphies liées.

Les chinois venus en bus, arborant tous une casquette de couleur différente pour ne pas se perdre sont quasiment tous en admiration devant les statues de bronze. Venant de loin, pouvoir visiter Beijing est similaire à effectuer un pèlerinage.

Et la garde n'est jamais bien loin.

La fin de la visite des quartiers de l'impératrice s'achève par une vue sur le lac au travers du mur d'enceinte. Au distingue au fond un pont permettant de relier l'île centrale à la rive.

Nous quittons le quartier des dames pour nous rendre dans la plus longue des galeries couvertes des palais chinois. Elle est composée de 14000 peintures toutes différentes les unes des autres peintes à l'extérieur du chemin de bois (on les distingue dans la bande supérieure).

Mais aussi à l'intérieur. Encore un travail titanesque pour permettre aux impératrices de se promener le long des 728 mètres sans pour autant voir le même tableau tout au long de leurs promenades.

Et comme d'habitude, l'ensemble des structures de bois est peinte qu'il s'agisse des poutres ou des plafonds.

Notre visite touche à sa fin et nous effectuons le retour en bateau dragon pour observer les éléments du palais depuis le lac sous un autre angle.

Les bateaux sont eux aussi décorés à la mode chinoise avec ses cloisonnés de bois et ses couleurs variées. 

Le soleil se couche sur le lac et nous permet de profiter de quelques belles images.