dimanche 2 novembre 2014

Beijing - Le temple de Confucius

Nous avons profité de notre première visite du matin pour aller visiter le temple de Confucius.
Comme dans la plupart des édifices important dans la tradition chinoise, le temple est encore précédé d'une porte ornée de bois hauts en couleurs. 

Sophie nous laisse effectuer un break photo pendant qu'elle se rend acquérir les pass d'entrée. On en profite pour graver sur le support digital.

Une fois à l'intérieur, nous découvrons de nouveau la porte permettant de matérialiser l'entrée dans l'enceinte du temple. Il en sera de même avec les palais que nous découvrirons par la suite.
Celle-ci est agrémentée de décoration en céramique. Les tuiles des édifices prestigieux comme la cité interdite, sont d'ailleurs toutes faites en céramique  vernie. 

Il n'y à pas à tergiverser : le Dragon fait partie prenante de la vie et la culture de nos amis chinois.

La visite commence dans une toute autre ambiance. Le lieu n'étant pas un endroit de prière, nous trouverons beaucoup moins de personnes et seuls quelques groupes de touristes seront de la fête avec nous. Autre ambiance. J'avoue avoir un petit faible pour celle du temple des lamas, en pleine immersion.

le premier temple est en fait le bureau ou Confucius recevait diverses personnalités ou mandarins ainsi que les hauts fonctionnaires de l'état.
Le palais date du début des années 1300. Il était réservé à l'éducation des jeunes mandarins pour qu'ils puissent accéder aux plus hautes fonctions de l'état. Cet enseignement était élitiste et réservé à une population ultra réduite.

Le bureau principal est entouré d'eau et de petits ponts en marbre.

Prise de vue d'un angle différents pour ce toit en "trompette".

Le bureau est assez spartiate mais positionne le personnage y siégeant comme important. La culture chinoise met beaucoup en exergue la supériorité de manière visible (article à venir). Le plafond est également totalement décoré et mis en couleur de manière remarquable.
Encore une fois, ce palais est totalement construit en bois de santal, imputrescible  Ceci permet de résister aux intempéries et de pouvoir ancrer les pilier dans le sol sans que ceux-ci ne viennent à pourrir. Un seul fléau les guette : le feu.

Confucius trône au milieu de milliers de petits morceaux de bois rouge sur lesquels il est dit que chacun des trois mille élèves a gravé son nom. Le chiffre de trois mille veut simplement dire qu'il y a eu beaucoup de novices qui se sont fait formées dans cette école. Combien au total ? on ne sait pas exactement. Mais les chinois sont les rois pour donner des ordres de grandeur sous forme de métaphores.

Sophie en profite pour donner à "Duman" (nom de Tom en chinois) quelques cours de mandarin en lui demandant de lire les différents noms et indications. 

Merci Clara pour ce zoom.

Direction les jardins du temple ainsi que les diverses salles de classes aujourd'hui transformées en musée.

Encore une ambiance de calme, repos, en zénitude totale au milieu de ces arbres dont certains approchent les 700 ans.

Les salles d'instruction/musée se trouvent comment dans le palais des Lamas sur les cotés est et ouest des temples principaux qui sont quant à eux tous orientés en séquence du nord au sud.

Toujours et encore ces incrustations et décorations sur tous les édifices mis à part les piliers de soutien.

Allez, plongeon en arrière. Flashback avec la reconstitution de cette salle d'enseignement.
L'élève se présente toujours genoux face au maître afin de pouvoir en se baissant poser 5 points sur le sol. Ses deux genoux, ses deux mains ainsi que sont front. Plus les personnes faisaient toucher de points sur le sol et plus le respect démontré était grand.

Quelques exemples de calligraphie chinoise.

Le chapeau revêt une importance toute particulière dans la société chinoise car il permet en tant que signe distinctif de montrer aux autres son rang.
En fonction de la pierre au sommet du chapeau, nous savions à qui nous avions à faire, et quel niveau de respect adresser.

Autant profiter de Sophie avec son français impeccable pour nous donner quelques explications clés.

Au final, une fois les années passées à étudier, un examen écrit était dispensé au sein de l'école même. Ceux qui réussissaient l'examen, passaient devant l'empereur dans la cité interdite pour un examen oral permettant de valider le statut de haut fonctionnaire.
Pour chaque candidat reçu, une stelle était érigée et gravée dans le temple de Confucius en signe de réussite.

Il n'y a pas à dire. Le dragon a toujours fasciné et impressionné. Tom ? même pas peur !!

Alors autant transformer les poubelles en dragon pour qu'elles puissent se fondre dans le paysage. 

Allez un petit Selfie pour la bande.


samedi 1 novembre 2014

Beijing - Le temple des Lamas

Premier jour et première visite. Corine avait préparé admirablement bien notre périple en l'ayant partage au préalable via mail avec Sophie.
Alors direction le temple des Lamas.

Ce temple a été créé par des moines tibétains sous l'empire de Qing en 1744. L'ensemble des bâtiments est en bois de santal ce qui l'a exposé à plusieurs incendies au fil des siècles. Les décorations ont été régulièrement restaurées ce qui confère une ambiance particulière dans ce lieu de prière : comme si rien n'avait changé.

Le tout est situé dans un espace vert permettant encore plus de se transporter en arrière, du temps ou les lames des sabres se côtoyaient et ou les moteurs à explosions n'étaient que science fiction.

Comme dans chaque temple que nous verrons, les passages se font par des portes, savamment alignés avec les axes terrestres.

Tout au long de notre visite, nous verrons bon nombre de roues tibétaines. Mais pourquoi tout le monde passe devant en les faisant tourner ? Sophie nous expliquera qu'à l'origine chaque roue comportait une prière sous forme d'une phrase. Le fait de faire tourner la roue permettait au jeunes moines de voir les caractères défiler et de ce fait leur apprendre plus facilement à retenir leurs leçons. Légende ou réalité ? je ne vais pas voir dans Wikipedia, car l'explication de Sophie est surement la bonne mais surtout la plus joie.

Le temple a été préservé du vandalisme des diverses révolutions culturelles chinoises et ouvert au public uniquement au début des années 80. Nous avons vu, comme d'ailleurs bon nombre de nos visites, une grand nombre de touristes chinois venant des "campagnes" découvrant Beijing pour la première fois. Immersion totale.

Ambiance chinoise, nous voila.

En plus du dragon, du phoenix et de la chimère, le lion et la lionne sont deux représentations présentes sur tous les sites. La lionne est ici représentée car c'est elle qui a sa patte sur la progéniture. Le Lion a lui sa patte sur une boule représentant la force, le pouvoir.

De tous les temples que nous ferons, celui des Lamas est le seul encore vraiment utilisé comme lieu de prières. Nous avons chacun droit à un paquet d'encens que nous pouvons faire brûler par ensemble de trois bâtonnets ayant une signification particulière que nous n'arrivons pas à retrouver le sens exact (Sagesse, bonheur,...).

Allez on plonge les mains dans la fournaise du four pour allumer les encens. Il seront ensuite déposé devant chaque lieu de prière.

A la fin, tous les chinois brûlent l'ensemble des bâtonnets restant en les mettant dans les fours permettant aux nouveaux arrivants d'allumer à leur tour leurs encens.

Après chaque porte se trouve un temple dans lequel se trouve des représentations des dieux. Après chaque prière, on passe au temple suivant, situé derrière le précédent. la progression s'effectue  de manière linéaire, même s'il existe à chaque niveau des temples latéraux, comme celui on nous posons avec Corine. 

Voilà quelques images des différents autels ou endroit ou il était possible de prier.

Certaines entrées étaient même gardées par des guerriers qu'il ne serait pas bon de croiser tard dans le nuit :)

Le moines sont présents sur tous les lieux pour veiller à ce que chacun respecte le lieu de culte, même si, vu l'affluence des touristes cela semble bien difficile.

Chaque temple même si il se ressemble de l'extérieur est différent en ce qui concerne les divinités représentées.

Lorsque le temps est fermé au public, les moines se retrouvent ici dès 5:00 du matin pour prier et ceci tout au long de la journée.
  
Les mélanges de couleurs sont légion et les décorations murales extérieures se retrouvent sur toutes les structures en bois, même les murs et plafonds.

On en profite pour immortaliser une photo avec la troupe et Sophie.

Corine s'essaye aussi à la prière tibétaine en faisant tourner un des tambours présent sur le site.

Voila le lion qui montre sa force en appuyant sa patte sur le symbole de la puissance, voire la représentation de la terre.
Les tortues sont également des animaux mythiques largement présents dans la culture chinoise.

Pris en flagrant délit de prise de photo par Clara.

Voilà le résultat.
Ce temple sera le dernier. Il est aussi le plus grand et le plus haut. On n'est plus à regarder Tintin de loin, on est carrément dans la BD. Immersion totale, incontrôlée. Bruit, lumière odeurs, la vie s'arrête. On est des siècles en arrière, hors du temps.

L'ensemble des toits est systématiquement orné de petits animaux souvent encadrés par des gardes ou bergers. Plus il y a d'animaux, plus le lieu est important. Le maximum est le chiffre neuf, signe de puissance pour les empereurs.

Revenons au dernier temple. Pourquoi est-il si grand ? Et bien les moines tibétains avait offert à l'empereur une statue de 26 mètres de haut faite dans du bois de santal d'une seule pièce. La statue a été apportée par bateau, puis glissée sur des rondins (encore un travail titanesque), avant d'être posé dans l'enceinte du temple.
Le bâtiment a été construit par la suite autour de la statue, obligeant la construction à être de ce fait plus haute que les autres.
Regardez la taille par rapport à Tom et vous comprendrez que l'arbre dans lequel la statue a été taillée devant avoir un tronc énorme.

Clara en pause en osmose avec la couleur rouge impériale (ainsi que le jaune d'ailleurs) avec un rouge à lèvre et une écharpe "selected on purpose".

Cette fois ce n'est pas Clara qui me vole entrain de prendre une photo au deuxième plan, mais c'est Tom.

Qu'est ce que je prenais ? La vue du temple face au soleil, même si celui-ci était encore bien bien voilé.

Joli jeux de toits.

Que retenons-nous du temple des Lamas ?
Immersion totale forte en couleurs, sons, odeurs, totalement hors du temps. Ambiance forte et Zen. Très très bon souvenir.