vendredi 23 janvier 2015

Cambodia - En direction du village de Prek Toal

Notre itinéraire prévoyait la visite d'un village de pêcheurs en dehors des sentiers battus et sites touristiques connus. En route pour 45 minutes de minibus puis un peu plus d'une heure de bateau au milieu des marécages aux abords du lac.

Les routes sont tout de suite en mode "piste" avec un sol rouge foncé. On a quitté la ville. Cela ne fait aucun doute. 

Une livraison de tuyaux vient de s'effectuer directement en mode "en vrac". l'acheminent de la marchandise se fera à la main. point de grue ni de chariot élévateur.
Les conducteurs de mobylettes ont quant à eux tous un masque ou foulard devant le visage en guise de filtre à poussière.

Les paysages sont d'un vert électrique. Les rizières sont présentes à perte de vue.

Les habitations sont en bordure de route qui reste le seul point de ralliement avec les divers ravitaillements.

Les paysages sont beaux, les couleurs sont belles, et la vie semble d'une zénitude à toute épreuve.

Alors que, sans tricher, en pivotant à 180°, la vie ne semble pas aussi douce. Les conditions sont vraiment précaires. ni eau courante ni électricité. Encore une fois, nos bobos de la vie quotidienne semblent tout de suite bien futiles.

Tout au long du chemin, les habitations sont rudimentaires et tout semble hors du temps.

Une station service improvisée est nécessaire au ravitaillement des deux roues motorisées. Mel Gibson aurait été dans son élément dans ce Mad Max asiatique en quête du précieux liquide au degré d'octane élevé.

Avant de rentrer dans la zone naturelle protégée par un garde barrière, nous faisons une pose et des enfants en profitent pour venir nous voir et vendre des tortues. Les enfants avaient emporté des bonbons. ils les ont tous mangé. :) Séquence partage et photos improvisées.

Nous voici arrivés au port d'embarcation. Le chenal n'est ni large ni profond et l'eau est marron à force d'être brassée.

Nous demandons à faire une pose technique avant d'embarquer mais le capitaine nous dit qu'il y a tout le confort sur les bateaux. Alors pas de soucis.
Arrivés une fois à bord, les conditions sont spartiates. Un bloc de céramique posé sur une structure en bois donnant directement dans la rivière. Pour évacuer, on se sert de l'eau dans le seau avec une grosse louche et hop le tour est joué.
Précieux et précieuses, vous abstenir :)

Allez, le moteur démarre et laisse cracher ses décibels avant le départ.

D'ailleurs il n'y a pas que les décibels qu'il crache !!

En route pour 1 heure de Pirogue ou Lancha, en tous cas un bateau à fond plat :)

Des pêcheurs sont disposés tout au long du chenal , triant on ne sait quoi sur les rives ou avec un filet entre les mains.

Certains, même dans l'eau juste avant le passage du bateau.

C'est pour en fait jeter et déployer leur filet juste après le passage de l'hélice qui doit déloger des poissons de leurs cachettes et permettre aux mailles de les emprisonner. Je peux vous garantir que nos amis pêcheur maniaient le lancer de filet avec dextérité.

Certains avaient disposés des troncs de bambous qui seront acheminés par bateau pour venir servir de plancher flottant pour les maisons en bois du lac vers lequel nous nous dirigeons.

Les tuk tuk sont garés à flanc de rivage...

Et les marchés improvisés, attendent le retour des pêcheurs pour procéder à la vente du maigre butin.

En tous cas, cela n'empêche en rien de voir les gens sourire, heureux de vivre ou de nous faire coucou lors de leur passage.

Allez moussaillons, la route est encore longue, alors direction droit devant. Ne vous inquiétez pas je ne vais pas chanter la fameuse chanson d'Hughes Auffrey.


vendredi 16 janvier 2015

Cambodia - Siem Reap Tour

Allez, on sort un peu de la visite des temples pour vous donner quelques parfums et couleurs de Siem Reap. La ville en tant que tel n'a rien de particulier et a comme les villes d'Asie non totalement urbanisée, des manques en ce qui concerne le réseau routier, électrique, d'eau, etc.
Alors partageons plus tôt le mode de vie à le mode Siem Reap.

Le commerce devient un pan économique important et bon nombre de petites échoppes fleurissent. On vend de tout et de rien et c'est encore en mode anarchique tentant d'être organisé.

On retrouve les litres d'essence servis à la bouteille comme nous avions vu cela en Thaïlande et Indonésie. La ou la mobylette est reine, il faut trouver un moyen rapide de s'acheter 1 litre et pas plus.

Un petit creux ? une petite envie de se rassasier ? pas de problèmes !! il n'y a qu'à se retourner. Bon je ne garantis pas le calme intestinal, mais la restauration rapide de rue est encore bien présente. les jus de fruits pressés font aussi partie du décors local, mais attention, car le jus pressé est agrémenté d'un peu d'eau. Et c'est la que souvent il y a risque.

Certains ne vendent qu'une sorte de fruits.

D'autres que des brochettes de champignons.

Difficile de pouvoir s'offrir une caravane ou une remorque flambante neuve pour venir rendre ses "Jack Fruits". Les motos, mobylettes sont encore hors du temps.

 Je ne sais pas vous, mais nous ne nous sommes pas laissés tenter par ses coquillages cuits, roulés dans le sel puis laissé en plein soleil. Mais ils en sont à priori friands.

Et quand on ne peut pas s'offrir un destrier mécanique, on fait sans. Et ce n'est pas un cas isolé, car nous avons vu bon nombre de cambodgiens dans cette situation.

Et quand on dispose d'un vélo, on vient vendre les quelques noix de coco que l'on a récupéré ou récolté dans la matinée. Vivre au jour le jour fait encore malheureusement parti de la vie.

Transport de poteries en mode charrette mobylette.

Ou livraison express des oeufs en plein soleil sur le porte bagages. Y aura-t-il de la casse à l'arrivée ?

Plus facile de se garer lorsque l'on est équipé d'un deux roues :). Sachez tout de même que vous arrivez, donner votre mobylette à une personne qui la gare et la surveille moyennant un coût minimum. Encore un petit boulot qui permettra d'arrondir les fins de mois.

Direction le marché pour un rapide tour d'horizon des habitudes alimentaires des cambodgiens. On trouve de tout coté légumes et fruits. Ici pas de pénurie en ce qui concerne ce qui provient de la terre.

Certains sont si fatigués qu'ils dorment au milieu de leur étalage !!

Vente de riz et épices en gros conditionnement, au milieu des balais artisanaux.

Vous pensez bien que nous n'avons pas oublié le rayon viandes. Dommage que les images ne reflètent pas les odeurs, car nous avons vraiment eu du mal à supporter certaines parties. Encore une fois, les conditions d'hygiène ne sont même pas précaires. Elles sont absentes.

Sympa le petit frigo rouge dans l'angle non ?

Du coup pour éviter les bactéries, mieux vaut faire sécher la viande et les poissons. Pas sur d'essayer non plus :)

Que pensez vous de ces pieuvres séchées. impressionnant non ?

Le garagiste est également bien présent pour les petites réparations, ou vous changer les pneus.

Et l'on trouve même les décorateurs de mobylettes à l'aide de bandes adhésives coupées à volonté. Espérons que les papiers seront ramassés !

Siem Reap est encore une petite ville en voie de développement. Du coup les moyens pour construire les bâtiments sont encore vraiment rudimentaires.

Dès que l'on sort du centre ville, bon nombre de rues adjacentes aux artères principales sont encore en terre ou sable. Lors de la saison des pluie, facile d'imaginer le chaos.

Au moins dans ces pays, on a la fibre pour l'optimisation.

Et à défaut de passer des nuits bien longues ou l'on peut se coucher dans un lit bien moelleux avec une couette douillette, on s'arrange pour sortir son hamac n'importe ou pour une petite sieste improvisée.

De notre coté, nous sommes venus quasiment tous les soirs à Siem Reap pour dîner.  Voici une idée d'un repas Khmer. Riz au jasmin vapeur, soupe de légumes, poulet ou pouces de bambous, Curry aux crevettes et riz cantonais.
Ok ok, j'ai oublié de citer les Mojitos. Normal, l'eau n'est pas recommandée :)

Allez, bon ap'